Piano des villes, piano des champs : fin lessivée

Voici les explications du pourquoi de l’annulation de l’événement de clôture annoncée précédemment. Je les présente ici afin que les gens qui auraient tant aimé assister à la projection du film et à participer aux autres activités comprennent comment j’en ai conclu qu’il était mieux d’annuler le tout bien que j’ai insister sur le fait que l’on braverait les éléments. On s’en doute, la projection du film, l’atelier d’accordage, la présentation de l’histoire de la fabrication des pianos dans le quartier et les performances individuelles n’auront pas lieu de sitôt.

Le projet ‘Piano des villes, piano des champs’ sur la rue Saint-Viateur se terminait aujourd’hui.

La belle morgue affichée face aux éléments pour cette journée aura été bien arrosée par un de ces éléments : la pluie ! On s’attendait à de la pluie intermittente et/ou de la bruine. De la bruine, on en a eu ; mais qu’est-ce qu’elle pouvait être dense au début ! Par la suite, elle est devenue cette pluie intermittente qui, apparemment, n’a toujours pas fini sa première session au moment où j’écris ces lignes.

Quand je pense à quel point ce fut difficile d’organiser cet événement, je ne pensais pas que l’échec se serait affiché de la sorte. Difficulté pour établir une programmation, obtenir le matériel, gérer les événements conflictuels sans compter les aspects logistiques qui ont requis bien de l’imagination. Au moins, le café Brooklyn, qui avait ouvert ses portes ce dimanche pour l’occasion, semble s’en être bien tiré…

Déjà, le pianothon n’avait pu se concrétiser faute de jeunes pianistes et à mesure que la semaine précédent l’événement avançait, il devenait de plus en plus certain qu’il n’y aurait pas de présentation historique sur les pianos Craig. Seules la session adulte et la projection du film étaient des choses sures. Sans oublier l’atelier d’accordage.

C’est avec ce dernier que la journée a commencé. Spike Taylor, notre accordeur, a commencé par enlever le panneau frontal puis il a examiner l’ensemble marteaux et cordes. Quelques personnes, à peine une demie-douzaine ayant bravé le temps maussade, ont suivi les opérations de Spike. Ces braves ont ainsi appris qu’il s’agit d’un piano qui date (fin 19è siècle). On doute fort qu’il a été construit avec l’idée qu’il aurait pu vivre aussi longtemps. Encore moins avec celle qu’il puisse être, à un moment de sa vie, si utilisé. En effet, si on s’entend que les changements de température entre le jour et la nuit puissent avoir fait beaucoup pour la fréquence des sessions d’accordage, le fait que ce piano fut joué si souvent ce mois dernier, avec des doigts qui frappent les touches avec un grand éventail de force est aussi pour beaucoup. Le piano et sa machinerie sont victimes du succès de ce projet.

Au cours de cet atelier, l’eau a commencé à s’accumuler sur les tentes. Ces accumulations ont permis à l’eau de suinter à travers le tissu des tentes et il s’est mis à pleuvoir sous les tentes. Pour éviter cette pluie intérieure, il s’agissait de pousser par en-dessous sur le toit de tissu pour que l’eau accumulé se verse à côté de la tente. Or, à cause de la pluie intense, cette opération devaient être faite à tous les cinq-dix minutes. Déjà, on pouvait voir le bois plus poreux dans le meuble lui-même du piano être exposé à l’eau. Bien que lors de la projection du film, ce bois intérieur aurait été couvert, cela laissait présager bien du trouble en soirée…

Du côté de la Mission, l’équipe qui s’était présentée était fin prête à tout. Enfin presqu’à tout ! Étant donné que le public avait été un peu découragé par la couleur du ciel, dont les nuages chargés planaient si bas, les membres de cette équipe commençaient à avoir un peu froid. Du côté de Ruepublique et des ACDP, on avait jugé bon d’attendre que le public se présente avant de préparer nos tables. Quoiqu’il en soit, la motivation provenant de l’objectif du montant de la levée de fond faisait de plus en plus place à un soupçon de découragement. Lorsqu’il est devenu apparent qu’on ne pourrait pas compléter l’atelier d’accordage à cause de l’eau suintante, j’ai décidé d’annuler l’événement en entier.

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One thought on “Piano des villes, piano des champs : fin lessivée

  1. Bonjour,
    J’avais entendu parler de  »pianos au coin de certaines rues » cet été…mais je prends maintenant connaissance de cette belle initiative sur ce site. Bravo!
    Je maintien un blog faisant état de l’évolution de mes recherches sur l’industrie des instruments de musique à Montréal au fil du temps.
    http://rootstoots.blogspot.ca/
    Comme j’en suis encore à traverser les années 1800, je débute mes recherches sur Craig Piano Co et je remarque que j’ai  »failli » manquer une exposition traitant sur les pianos Craig et la manufacture de St-Viateur. Serait il possible de vous (et Madame Craig) contacter personnellement afin de poursuivre mes recherches?
    L’histoire de Montréal est très riche en fabrication et commerce de pianos, il me ferait plaisir de contribuer au volet historique de votre projet (comme Craig cette année) les années futures!!
    Francis Lapointe

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